Ces secteurs porteurs recruteront le plus à Bruxelles en 26

À la recherche d’un emploi à Bruxelles en 2026 ? Outre les sites d’emploi et les réseaux professionnels, participer à des salons et des événements comme le Job Fair Brussels, organisé ce 19 mars par Références et son partenaire Jobat, permet d’investiguer d’autres pistes. Mais quels sont les secteurs qui vont le plus embaucher à court terme ? Réponses avec Romain Adam, porte-parole d’Actiris.
Un peu moins de demandes en 2026
Quel est le climat sur le marché de l’emploi à Bruxelles en 2026 ? « Nous observons, de manière générale, une diminution des recrutements qui touche la plupart des secteurs : privé, public et non-marchand. Les intentions d’embauche sont également en baisse, ce qui confirme l’existence d’un climat de prudence renforcé chez les employeurs », énonce Romain Adam. Cette diminution s’explique assez facilement : ralentissement d’activité, hausse des faillites, contexte politique, contraintes budgétaires… Une prudence est donc observée sur les marchés de manière générale, à l’exception de trois secteurs qui conservent une demande élevée.
La construction en demande de nombreux profils
Le premier secteur cité, c’est celui de la construction. « Car la demande de construction de nouveaux logements reste élevée à Bruxelles. Et la rénovation du bâti existant est essentielle pour se conformer aux objectifs de limitation des émissions », continue le porte-parole d’Actiris. Et si le secteur de la construction est l’un des secteurs le plus à la recherche de candidats, les besoins ne couvrent pas que les ouvriers sur les chantiers. « Il y a une grande diversité de métiers et donc de profils, sur chantiers comme dans les bureaux d’études ».
Dans la santé, Bruxelles joue un rôle de pôle de soins majeur, attirant des patients provenant d’autres régions.
Les soins de santé toujours en pénurie…
Peu de monde sera étonné en apprenant que le secteur des soins de santé recherche de nombreux candidats. « Les métiers liés aux soins de santé sont d’ailleurs les seuls métiers en pénurie pour lesquels la reprise d’études protège les chercheurs d’emploi de l’exclusion du chômage », précise Romain Adam. Avec le vieillissement de la population belge, la demande en personnel soignant sera toujours extrêmement importante, d’autant que Bruxelles « joue un rôle de pôle de soins majeur, attirant des patients provenant d’autres régions du pays ».
- Lire aussi l’article : Candidatures spontanées : le mode d’emploi à suivre
… comme les métiers techniques
Enfin, ce n’est pas une surprise d’apprendre que le secteur des métiers techniques est aussi à la recherche de candidats en 2026, comme depuis de nombreuses années. « Certains métiers techniques restent très recherchés, comme ceux liés à la maintenance électrique ou électromécanique, ainsi qu’à la qualité et à la conformité des processus », continue Romain Adam. Une demande aussi importante à Bruxelles : « Ces compétences restent fortement demandées, notamment par de grandes entreprises qui externalisent des services tels que l’entretien des ascenseurs ou la maintenance des immeubles de bureaux, mais aussi dans le secteur du transport (STIB) ».
Les avancées technologiques ne vont pas supprimer des métiers dans ce secteur, bien au contraire : « le développement des technologies numériques, de la transition énergétique et des infrastructures intelligentes renforce la demande en techniciens capables d’assurer la maintenance, la réparation et l’optimisation de systèmes de plus en plus complexes ».
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